Après une formation dans l'atelier strasbourgeois d'Eugène Dock (lequel compta parmi ses élèves Bartholdi et Rodin), Marzolff poursuit son apprentissage à Munich avant de revenir vers 1891 à Strasbourg. Un bronze intitulé " Der Bogenspanner " (l'Archer) lui vaut un premier prix d'Etat, ce qui lui ouvre la voie de la notoriété et par suite, aux commandes de la bourgeoisie et de la noblesse. Il entre à l'Ecole des Arts Décoratifs dès 1892 au poste de professeur de modelage figuratif, pour la quitter l'année suivante. Sa situation lui permet de faire un voyage d'étude à Florence en 1901, puis de faire élever en 1903 au 3, rue des Pontonniers sa maison en style néo-renaissance par l'architecte Oberthur. Il y installe trois ateliers, dont un plus important au rez-de-chaussée, pour les œuvres monumentales. La façade sur rue -sa meilleure publicité- est richement décorée par ses soins. La concurrence allemande (qui raflait la quasi totalité des commandes officielles), puis locale se fait de plus en plus sentir, au point que l'artiste se retire à la campagne (Rountzenheim). La fin de la première guerre mondiale voit pour Marzolff l'arrivée de la concurrence française, en particulier pour les commandes publiques. Essuyant plusieurs échecs lors de sa participation aux concours pour d'importants monuments (Monument Pasteur, place de l'Université; monument de la Marseillaise; monument place de la République), il doit se contenter d'élever des monuments aux morts et de réaliser des sculptures architecturales. Il termine sa vie, miné par un cancer, et sans commandes, en 1937, à Rountzenheim.

Quelques œuvres de Marzolff encore visibles à Strasbourg:

Bibliographie: